Une bonne photocopieuse coûte 5.000 euros environ. Il y a des années (aux dernières nouvelles, cela remonterait à 2007), la commune de Chastre a négocié un contrat avec un intermédiaire et diverses firmes de leasing et d’entretien pour son parc (surévalué) de 20 photocopieuses. Tout cela bien saucissonné, sans marché public et sans aucun passage au Conseil communal, en contravention totale avec le droit administratif et la loi communale, sans parler de l’éthique.

Aujourd’hui, la Directrice générale et le Directeur financier essaient de comprendre et nous aussi : où sont les contrats ? Quels étaient les montants initiaux ? Comment le marché a-t-il été conclu ? Mystère… Les pièces « à conviction » sont difficiles à retrouver et à apprécier. Et pourtant, tous les documents retrouvés portent bien les signatures de l’ancien Directeur général Yves Charlier et du Bourgmestre Claude Jossart, pas moyen donc de faire valoir une invalidité quelconque de ces contrats.

Ecolo Chastre a toujours dénoncé les frais de photocopieuses imputés à Chastre !

Pour mettre fin à cette gabegie, une transaction à l’amiable nous est proposée : on paie jusqu’en 2020 les 237.382,11 euros euros restants (sans même que nous sachions exactement à combien s’élevait le montant initial, mais il devrait frôler le million et demi d’euros !) ou bien on met fin anticipativement aux contrats et on paie encore 200 000 euros de dédit, somme exagérée par rapport au montant qui reste dû. Dans tous les cas, ce sera évidemment le contribuable chastrois qui paiera.

Et en attendant, la commune a racheté 10 photocopieuses pour un total de 40.000 euros en profitant de la Centrale d’achat de la Région wallonne, preuve s’il en est que le coût des anciens contrats était tout simplement scandaleux.

Mais de quoi parle-t-on ici, de Rolls ou de photocopieuses ? Des centaines de milliers d’euros se sont perdus dans ce contrat !  Logiquement, Ecolo demande ouvertement : dans quelles poches ? Et de qui se moque-t-on, alors que la Région wallonne vient de nous accorder un prêt de soudure d’un million d’euros pour résoudre nos problèmes financiers ? Pendant ce temps, divers projets sont gelés, les Chastrois attendront encore un peu leur hall sportif, une plaine de jeux ou la rénovation d’un bâtiment public… Et on vend deux cures des 18e et 19e s. pour combler une partie du déficit !

ECOLO demande la transparence complète sur ce dossier et examinera les différentes voies administratives et judiciaires permettant de faire toute la clarté sur celui-ci, y compris le dépôt de plaintes auprès des autorités compétentes.

Le non-respect de règles élémentaires de gestion, l’incompétence ou la malhonnêteté ne peuvent rester sans suite. Et les Chastrois doivent être clairement informés, et en tirer les conséquences pour l’avenir !

Thierry Henkart, Andrée Debauche et Catherine Brusselmans, Conseillers communaux

26.11.2017

Share This