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Nos 10 engagements
Parce qu’une terre plus verte et un monde plus juste,
ça se construit aussi dans nos communes !

Chers habitantes et habitants de nos communes,
Ce dimanche 14 octobre, vous voterez pour votre commune et, en Wallonie, pour votre province.
4000 candidats et candidates Ecolo se présentent à vos suffrages à Bruxelles et en Wallonie.
Avec vous, nous voulons des communes plus accueillantes, des espaces plus démocratiques où les
solutions concrètes et durables se construisent ensemble.
Avec Ecolo, ma commune est bien gérée. Nos bourgmestres et nos échevins se donnent à fond
et ne cumulent pas leur mandat avec une fonction de député. Ils respectent les lois et l’éthique en
travaillant au service de toute la population. C’est un engagement clair et une tradition d’Ecolo.
Avec Ecolo, ma commune retrouve un nouveau souffle démocratique. Le droit d’interpellation
au conseil communal est généralisé. Dans les quartiers et les villages, des budgets communaux
participatifs sont confiés aux citoyens pour développer des projets ensemble. Les projets sont
concertés avec la population. Comités de quartiers, entrepreneurs, associations, citoyens : travailler
avec eux, c’est un gage de réussite !
Avec Ecolo, ma commune se mobilise pour la création d’emplois durables et de proximité.
Elle accueille des entreprises innovantes et soucieuses de l’environnement. Des entrepreneurs
qui investissent dans les nouvelles filières vertes de l’énergie, du bois, de la construction et de la
rénovation durable, de l’agriculture et de l’alimentation, du recyclage et de la chimie. Des secteurs
qui participent à l’insertion des jeunes et des moins qualifiés.
Avec Ecolo, ma commune fait des économies d’énergie un enjeu prioritaire. Elle réduit sa
dépendance au coût des énergies fossiles et aux dangers du nucléaire. Elle lutte contre le gaspillage
en diminuant fortement la consommation d’énergie des bâtiments communaux. Elle favorise des
logements bien isolés, dans le secteur public comme dans le secteur privé. Elle soutient toutes les
initiatives de groupement d’achat d’électricité verte. Les services de la commune et du CPAS offrent
des solutions simples aux citoyens qui veulent mieux utiliser une énergie de plus en plus chère.
Avec Ecolo, ma commune offre aux enfants une alimentation de qualité, garantie sans
OGM. Dans les crèches et les écoles, les cantines se fournissent en produits sains, provenant des
producteurs locaux ou bios et du commerce équitable. Ma commune soutient les initiatives citoyennes
d’achats groupés pour aider au maintien d’une agriculture paysanne.

Version pdf: les10engagementsdecolo-lettre

CHASTRE : l’institution
communale

La gestion de la majorité à Chastre ?

  • 12 ans de budgets et comptes en retard
  • une explosion de la charge annuelle de la dette :
    103 € par habitant en 2000, 199 € en 2012 !
  • un cocktail de paternalisme, clientélisme, manque
    de transparence, pilotage à vue…

ECOLO a comme objectifs de

  • rétablir des finances saines
  • retrouver des marges financières (lutte contre les
    gaspillages, économies d’énergie, production d’énergie
    verte) par l’engagement d’un conseiller en énergie
  • faire de l’information, pas de la propagande
  • professionnaliser la gestion communale
Le Collège communal – Bourgmestre,
échevins et président du CPAS – tient son nom de la
collégialité qui devrait lui servir de principe de
fonctionnement. A Chastre, jusqu’ici, chaque échevin travaille en
solitaire et sans coordination avec les autres. Un petit groupe dirige en fait
la commune et concocte ses projets en dehors des réunions du
Collège.
ECOLO Chastre tient à ce que la commune
adhère pleinement et activement à l’initiative du « Plan
stratégique transversal » qui imposera à chaque commune,
après les élections, de présenter une vision
stratégique avec les priorités, la transparence, le pilotage des
dossiers, les ressources humaines. Bref, comment la commune compte fonctionner.
Un plan qui permettra, pour six années, de ne plus piloter à vue
comme ce le fut avec la majorité actuelle.Ce projet sera collectif : élaboré
collectivement et exécuté collectivement. Les matières
abordées par chacun des échevins ne s’arrêteront plus
à la porte de leur propre bureau…
La majorité communale semble aussi voir Chastre
comme une île, elle a en particulier et depuis plusieurs années
géré le dossier du quartier de la gare sans concertation avec la
commune de Walhain, pourtant impliquée au premier plan. On ne fait appel
à la Province ou la Région que pour leur demander des subsides,
tout en négligeant l’expertise qui y existe et les échos
d’expériences similaires dans d’autres communes auxquelles ils auraient
pu faire référence.
La concertation et les coopérations avec les
communes voisines deviendront systématiques : les politiques seront
coordonnées, les équipements seront partagés,…
La commune ne semble pas non plus avoir
considéré à sa réelle importance le rôle de
son CPAS et n’a pas mis en œuvre toutes les synergies qui auraient
dû être développées.
La commune et le CPAS développeront au maximum
les synergies entre eux ; toutes les matières gérées par
la commune seront susceptibles d’être évaluées par le
conseil du CPAS et l’action du CPAS contribuera aux efforts de la commune en
faveur de tous, et des plus défavorisés en particulier.La coordination des actions et la prévention
seront préférées à l’attitude purement
réactive de la majorité sortante.Une vision stratégique commune sera
développée sur les sujets-clés.Le « Plan stratégique transversal » servira aussi
d’outil à la mise en œuvre de ces politiques.
La majorité sortante a systématiquement
rejeté les propositions d’ECOLO en faveur du droit d’interpellation de
la population au conseil communal, elle a toujours réduit au strict
minimum légal les opportunités de consultation de la population.
Plutôt qu’une véritable instance démocratique, le conseil
communal n’aura été qu’une chambre d’approbation de
décisions déjà prises par le collège communal.
ECOLO Chastre donnera la parole aux citoyens, bien
au-delà du minimum légal : nous stimulerons l’interpellation
lors du conseil communal, en conformité avec le nouveau Code wallon de
la démocratie. Nous redynamiserons le conseil communal, pour en faire
une véritable instance politique citoyenne.Le minimum légal ne sera plus, avec ECOLO, la
mesure de la démocratie !
Le bourgmestre et la majorité actuelle ont
toujours confondu informer et communiquer : ils diffusaient vers la
population seulement ce dont ils avaient envie en laissant entendre qu’il
s’agissait d’une vérité dont ils seraient les seuls
détenteurs.Plusieurs condamnations du comportement scandaleux du
« Bien vivre à Chastre » par la Commission du Pacte culturel n’ont pas
fondamentalement changé le statut de cet organe au statut ambigu.
La consultation sur les projets se fera à
toutes les phases de leur élaboration, bien au-delà des
enquêtes publiques (et obligatoires) sur des projets déjà
ficelés. Les commissions consultatives, les comités de quartiers,
les groupes d’intérêts et d’usagers, les mouvements divers seront
invités à participer à la préparation des projets.
Activement !La communication elle-même sera supportée
par un journal communal digne de ce nom et ouvert à tous.
Une bonne communication aurait permis à chaque
citoyen, et en particulier aux conseillers communaux, de participer à la
vie politique de la commune : à Chastre, aucun calendrier n’a
jamais existé pour les conseils communaux ; les convocations
étaient souvent déposées nuitamment et en dernière
limite légale dans les boites postales des conseillers ; les ordres du
jour n’étaient pas accessibles à la population – sauf
évidemment sur le site de la locale ECOLO – ; et les documents relatifs
aux dossiers n’étaient visibles par les conseillers que dans les
bâtiments communaux aux heures d’ouverture…Un récent appel d’offre pour la
rénovation du site web de la commune a été retiré
en dernière minute tant il avait été élaboré
avec légèreté, alors que ce même site, est
désormais noté comme « faible ». (Rapport
2012; Rapport
2009)Le nouveau code de la démocratie locale qui est
rentré en vigueur tout récemment va déjà apporter
des changements importants.
ECOLO, en majorité, ira plus loin que le strict
prescrit de la loi.L’information politique du citoyen et du mandataire
communal seront prioritaires ; elles permettront de dynamiser la vie politique
de la commune.Le calendrier des conseils communaux sera connu de
tous et longtemps à l’avance ; cela permettra à chacun, citoyen
comme mandataire, de combiner sa vie professionnelle et familiale avec
l’activité politique.Un budget sera prévu afin que les conseillers
communaux obtiennent les copies de documents nécessaires à leur
mission de contrôle, sans avoir à les payer de leurs deniers. Nous
nous alignerons ainsi sur ce qui se fait dans de nombreuses communes,
soucieuses de la démocratie.

Le site Web deviendra un instrument important de
communication entre la commune et ses citoyens.

Le citoyen doit pouvoir y trouver l’information qui
l’intéresse. .

La gestion de cette communication Internet sera
considérée comme une tâche importante de l’autorité
et de l’administration communale.

Des moyens en personnel, temps et compétences y
seront attribués prioritairement.

En période électorale, certaines
pratiques d’affichage illégal du bourgmestre et sa majorité ont
longtemps été d’usage (en particulier l’affichage aux portes des
bureaux de vote). L’affichage sur les panneaux culturels et le surcollage, eux,
n’ont jamais cessé, y compris au sein d’une même liste.
Lors des élections, la commune
règlementera et organisera l’affichage sur son territoire. ECOLO en
majorité organisera, comme cela se fait dans un grand nombre de
communes, l’affichage exclusif sur le domaine public par les services de la
commune.
La gestion du personnel communal n’est pas
idéale : le recrutement n’est pas transparent ; la formation
continue est déficiente. Et l’administration n’est de ce fait pas le
lieu de production d’idées qu’il aurait pu être dans une commune
bien gérée.
La dynamisation globale de l’équipe communale
passera par une gestion des ressources humaines moderne, efficace et
respectueuse des personnes.Les procédures de recrutement et le mode de
diffusion des appels à candidatures seront plus transparents et
efficaces.Une formation continuée sera garantie aux
agents en fonction d’une évaluation de leurs capacités et de
leurs besoins.L’organisation de la commune garantira la
continuité du service même en cas d’indisponibilité de l’un
ou l’autre membre du personnel.

Dynamisé et soutenu, le personnel communal sera
invité à participer à la proposition d’idées pour
une commune plus agréable pour tous.

Le bourgmestre opère comme un superman – qui
devrait tout autant manier la pelle et la brosse que changer l’ampoule
défaillante de l’éclairage urbain – par lequel toute
décision doit passer – même lorsque celle-ci lui échappe
complètement -.La politique communale semble dès lors se faire
lors des permanences dites sociales et par appel téléphonique au
maïeur plutôt que là où elle aurait dû se faire
: avec des décisions prises en collège et conseil communal et
exécutées par l’administration.Le citoyen a pu croire de bonne foi que des
matières qui sont gérées en toute autonomie par une
société de logement, la Province, la Région ou le
Fédéral étaient traitées grâce à
l’intervention d’un mandataire.
L’autorité communale veillera à
établir les responsabilités de chacun, clarifiant ainsi la
hiérarchie des rôles dans l’organisation et la gestion
communale.La mise en place d’un plan catastrophe communal sera
une de nos priorités. Elle ne sera donc plus l’affaire d’un seul homme
et de sa bonne volonté.
La gestion du patrimoine et des salles communales est
loin d’être optimale.
Un conseiller en énergie sera engagé par
la commune, il s’attachera à l’amélioration de la performance
énergétique du patrimoine communal. De sérieuses
économies seront ainsi réalisées. Les économies
réalisées dépasseront de loin le coût de la mesure,
nous l’affirmons sur base de l’expérience des communes ayant
réalisé cette démarche. Ce même conseiller sera par
ailleurs assigné à des tâches similaires en faveur de
collectivités et de la population, en fonction de critères de
priorité établis par la nouvelle majorité communale.En particulier, une priorité d’action sera
dirigée vers les différents lieux de culte – dont le
déficit est à charge de la commune par l’intermédiaire des
fabriques d’église – ainsi qu’à un audit
énergétique des logements sociaux – dont les lacunes flagrantes
en terme de bonne gestion de l’énergie sont à la charge de notre
CPAS, autrement dit, de la poche des citoyens
L’accessibilité des salles et
équipements communaux autant que l’attribution des différents
subsides se font dans l’opacité la plus totale. Aucun appel à
projet n’a été émis. C’est le bourgmestre lui-même
qui lors d’un conseil communal récent a lancé le mot de
« copinage » pour désigner cette manière de faire.
La commune se dotera d’un outil clair de pilotage des
subsides aux associations.La procédure d’appel à projet sera
publique, transparente et objective.Elle se basera sur des critères clairs et
connus de tous.Un échevinat des associations ou de la
participation se chargera de ce pilotage.
Une fois les subsides accordés à une
association, et parfois à des personnes individuelles, aucune
évaluation n’a été entreprise.
La remise d’un rapport clair et complet sur
l’utilisation du subside précédent conditionnera la remise de
tout nouveau subside.
Les aides (financières et matérielles)
accordées aux différentes associations n’ont pas
été consolidées dans la comptabilité communale, de
sorte qu’il est actuellement impossible de mesurer la véritable
étendue de la subsidiation de certaines associations.
La transparence sur le soutien aux associations sera
la règle. La comptabilité communale en sera le reflet
fidèle et complet.
La gestion financière et comptable de la
commune est catastrophique.Sur le plan financier, l’endettement n’a cessé
d’augmenter sans qu’aucun projet ambitieux ne vienne le justifier sur le
territoire de la commune. Le recours à l’emprunt a été
systématique, y compris pour payer des intérêts de retard
de paiement… La charge de la dette passe de 103 euros par an et par
habitant en 2000, à 142 en 2006 et à 199 euros aujourd’hui !Il faut aussi changer l’adage maïoral :
« quand on peut emprunter à un taux bas, il faut en profiter ! » et
ne plus jouer ainsi avec l’argent des citoyens…
Nous veillerons à ce que la commune de Chastre
retrouve un niveau d’endettement raisonnable. Une gestion pluriannuelle de la
dette sera réalisée, à l’opposé de la gestion
actuelle à la ‘petite semaine’.Le personnel communal sera formé et soutenu
pour professionnaliser la recherche des subsides à tous les niveaux
où ils sont disponibles.
Sur le plan comptable, la situation fut pire encore
avec une gestion des finances notoirement calamiteuse.
ECOLO a déjà réclamé et
fera procéder à son entrée dans une majorité
communale à un audit du fonctionnement du service des finances. Il
s’agira de résoudre enfin les conflits qui opposent le receveur et le
collège ou le receveur et le service des finances.
Les retards – même s’ils ne sont pas
illégaux – sont devenus la règle dans la mise à
disposition du parlement de la commune – le conseil communal – des
pièces qui doivent justifier ses décisions : les budgets,
logiquement présentés en décembre, le sont en mars, avril
ou mai… ; les comptes, qui devraient permettre d’argumenter les budgets,
dépassent tout entendement… Fin juin 2012, le conseil communal ne
disposait pas encore des comptes de 2010, refusés par la tutelle. Ne
parlons évidemment pas de ceux de 2011.Des retards qui s’appliquaient évidemment au
paiement des fournisseurs. La commune allant jusqu’à emprunter pour
payer ces intérêts de retard…Il en va de même pour les procès-verbaux
du Collège communal (bourgmestre, échevins et président du
CPAS) auxquels la minorité n’assiste pas, alors que leur lecture est
indispensable à la compréhension de certaines décisions.
Il faut des mois avant qu’ils ne soient disponibles.
Les causes structurelles et individuelles de ces
retards seront identifiées et des solutions adaptées seront mises
en place.
La majorité actuelle a systématiquement
rejeté les propositions d’ECOLO en faveur des finances et d’une
consommation éthique : continuer à placer de l’argent, pour
le perdre bientôt, chez un Dexia en voie de faillite ; refuser d’acheter
son café chez Oxfam ou estampillé commerce équitable dans
la grande distribution ; n’attribuer que des montants dérisoires
à la coopération au développement… Malgré tous
les signes invitant à une révision des modèles
économiques et à la morale qui appellerait à plus de
solidarité, la majorité actuelle s’en est tenue à son
crédo néo-libéral.
ECOLO veillera à ce que les opérations
financières respectent l’éthique et l’intérêt des
citoyens.Les cahiers des charges ne se contenteront pas de
mentionner des clauses sociales et environnementales, mais celles-ci feront
partie intégrante de l’évaluation. Leur non-respect pourra
justifier la dégradation et même l’exclusion d’un
soumissionnaire.La commune et les différentes institutions qui
y sont liées (écoles, CPAS, …) consommeront autant que
possible des produits issus du commerce équitable, de l’agriculture
biologique et diffusés par des circuits courts. Nous encouragerons ainsi
l’économie locale.

CHASTRE : le territoire

Nos places ? des parkings !

Nos rues ? dangereuses car on y roule trop vite

Nos prairies ? des lotissements !

La ruralité ? menacée par une
urbanisation galopante !

ECOLO propose de maîtriser le développement de
Chastre par

  • un plan communal de développement rural (PCDR)
  • une politique de mobilité douce (trottoirs,
    vélos), un dialogue avec la SNCB et les TEC
  • l’engagement d’un éco-conseiller à
    mi-temps, afin de réduire les pollutions, les déchets, les
    inondations et de maintenir et même développer la
    biodiversité,
  • des services plus proches, le soutien à l’habitat
    groupé et aux éco-quartiers

Retour à l’index du
programme

Le schéma de structure, que nous avons
appelé de tous nos vœux depuis tant d’années, n’est au
départ qu’un outil de diagnostic,permettant ensuite d’identifier les
grandes orientations. A Chastre, il n’a servi que d’alibi politique !Un enjeu essentiel de la prochaine décennie
à Chastre concerne la perte de son caractère rural. Alors que les
anciens apprécient ce caractère, et que c’est une des raisons
importantes de l’attachement des nouveaux habitants à la commune, bien
peu a été réalisé pour le conserver.Le lotissement à toute allure auquel nous
assistons n’est pas tenable, et avec la construction de l’ensemble de notre
territoire – sans pilotage ni vue d’ensemble – disparaissent aussi ces prairies
intercalaires, ces « dents creuses » avec leurs trois pommiers et dix vaches ou
leur bout de culture de maïs, qui font finalement tout le caractère
d’un village par rapport à un quartier résidentiel…Et s’il reste de la ruralité à Chastre,
l’agriculture risque de n’être plus qu’industrielle, à l’image de
ces grandes plaines à blé ou à betterave qui
séparent les différents villages. Les risques
d’écoulements de boues et d’inondations sont aujourd’hui bien connus.
Rien n’a été prévu pour y remédier.
Le schéma de structure nous permet
d’établir un diagnostic. Il nous servira à établir, enfin,
une véritable stratégie politique, volontariste et
visionnaire.La mise en place d’un PCDR (Plan communal de
développement rural), modifiera autant que possible les projets
inadéquats et veillera à ce que les nouveaux projets s’inscrivent
dans une vision qui permettra de conserver et gérer ce qu’il reste du
caractère rural de la commune.Et, au-delà, c’est la question de
l’urbanisation qui sera posée à la population :
voulons-nous, pendant les cinquante prochaines années, vivre dans un
espace qui garde son aspect rural, ou bien, décidons-nous d’aller
résolument vers une urbanisation de la commune.Dans un cas comme dans l’autre, nous sortirons de la
politique actuelle de laisser-faire.

Chastre pourra accueillir de nouveaux habitants tout
en gardant son caractère rural, c’est le défi que nous proposons
de tenir.

Le travail des groupes opérant dans le sens de
la ruralité (Chastre biodiversité, groupe sentiers, commissions
de mobilité successives) sera exploité et valorisé. En
particulier la charte de Chastre biodiversité sera prioritaire.

Les villages composant l’entité de Chastre sont
établis le long de l’Orne et de la Houssière… mais l’une
comme l’autre sont susceptibles de sortir de leur lit. Et ce ne sont pas les
seuls cours d’eau qui parcourent la commune. La commune a subi de nombreuses
inondations. Aucune mesure efficace, à long terme, n’a été
prise.
Les aléas d’inondation seront pris à
bras le corps dans toutes leurs dimensions : en empêchant de
construire là où le risque existe (puisqu’on voit bien que chaque
endroit, l’un après l’autre, connaît tour à tour une
situation  » exceptionnelle »), en aménageant les plateaux (plantations de
haies) et en préservant les fonds de vallée capables d’absorber
une partie de la crue, en voyant qu’il faut aussi regarder un peu plus loin que
nos limites communales.Les coulées de boue, elles aussi, en
collaboration avec les agriculteurs, seront prévenues par les
aménagements indispensables et les pratiques agricoles les plus
appropriées, et en contrôlant dans l’établissement des
permis de bâtir les taux d’imperméabilisation des sols.Il faut un cadastre des « points noirs » réaliste
(nous l’avions demandé) et des solutions globales qui ne se limitent pas
à attendre que la Province délie les cordons de sa
bourse…
L’urbanisme s’est contenté jusqu’ici de la
gestion de la forme ou de la couleur de tel ou tel bâtiment individuel,
de la largeur de la voirie qui y mènera ou du fait que telle ou telle
rue soit ou non à sens unique ou en cul de sac…Alors que l’on ne cesse de construire du neuf, la
commune n’a pas soutenu la protection du patrimoine bâti à
Chastre, qu’il soit public ou privé. L’inventaire patrimonial
établi par le service du patrimoine de la Région wallonne est
resté lettre morte à Chastre. La commune n’a apporté ni
conseils ni aide aux propriétaires de biens patrimoniaux. Elle n’a pas
mis en évidence les qualités de notre patrimoine historique (ex.
fonts baptismaux de l’église de Gentinnes) et a refusé tout
débat sur le sujet. Elle n’a pas entretenu ses cimetières
désaffectés, ses chapelles, ses lieux historiques (ex. les
tumuli).
L’urbanisme consistera à organiser sur le
territoire les différentes fonctions d’habitat, de production,
commerciales,… et au sein de ces fonctions d’optimiser l’efficacité
collective de tous les investissements.La commune mettra en place et appliquera, dans les
limites de son autonomie, des prescrits urbanistiques qui correspondent aux
choix politiques qui seront faits à tous les niveaux.ECOLO appellera à l’établissement
d’éco-quartiers dans lesquels la qualité de vie sera
privilégiée, en particulier par l’augmentation de la part des
espaces collectifs par rapport aux espaces privés. Plus
réalistement, l’habitat groupé, et sa vision collective de
l’espace, seront privilégiés et supportés par les
autorités et l’administration communale ; une fiscalité favorable
sera accordée à cette forme d’habitat.Les lotisseurs se verront dans l’obligation de
contribuer à l’équipement collectif, par la création de
bâtiments pour l’accueil des enfants par exemple, la préservation
d’espaces « sauvages » sur une partie du lotissement, ou par tout ce qui peut
contribuer au bien-être collectif, et ce, équitablement (par
exemple par la définition d’un pourcentage de l’investissement
global),

La commune analysera, avec objectivité et
réalisme, la manière dont elle distribue ses différents
services : où sont les équipements sportifs ? où
sont les surfaces commerciales ? où sont les lieux culturels ?
Et en fonction de cette analyse mènera une politique qui soit
cohérente : faut-il totalement centraliser certaines
activités ? D’autres méritent-elles d’être
réparties dans tous les villages ? Une cartographie de
l’activité en rendra compte régulièrement.

Déjà évoquées dans le
cadre des questions de sécurité, nos places de village ne sont
pas « habitées », sinon par des voitures ou par ceux pour lesquels elles
ont été quasi privatisées.
Chaque village retrouvera sa place dans l’espace
communal.L’espace collectif ne sera plus un simple parking
mais un véritable lieu de vie.
Le territoire communal, et en particulier à
Chastre, se marque par ailleurs par son étendue, et par la
manière dont on peut s’y déplacer.Le Plan intercommunal de mobilité (PICM)
lancé avec les communes de Gembloux, Walhain, Perwez et Sombreffe
produit ses effets dans les autres communes… mais pas à
Chastre.Le bulletin cyclable attribué à la
commune par le GRACQ (Groupe de recherche et d’actions des cyclistes
quotidiens) est, année après année, déplorable.La forte urbanisation que vont connaître
simultanément le quartier de la gare et la cité Boischamp
amènera bon nombre de véhicules additionnels qui, pas plus que
les autres, ne respecteront les limites de vitesse sur la Route Provinciale
lorsqu’ils participeront aux migrations du matin et du soir.
Chastre mettra en place une politique de
mobilité cohérente.Celle-ci doit privilégier la mobilité
douce (à pied, à vélo) et les transports collectifs (en
commun, covoiturage).La commune supportera activement les efforts des
groupes locaux actifs dans ce domaine ; elle pourra utilement informer ses
habitants sur les équipements qui pourraient leur faciliter la vie
(comme les vélos électriques ou les tricycles pour les personnes
auxquelles ce type de véhicule serait plus adapté qu’un
vélo classique).La sécurité sur les routes et dans nos
rues sera garantie, par les aménagements adéquats, mais aussi et
surtout par le contrôle effectif et fréquent de la vitesse.

Les aires de stationnement pour vélos dans les
« gares » de Chastre et de Blanmont seront sécurisées, pour
permettre au maximum de gens de combiner vélo et train pour leurs
déplacements quotidiens.

Toutes les mesures alternatives de mobilité
seront envisagées : du bus à la demande au taxi au forfait
en passant par les voitures partagées.

Avec les communes voisines, la commune de Chastre
prévoira des alternatives de mobilité axées autant sur le
rail que sur la Nationale 4 et même l’E411 : multi modalité
et co-voiturage pourront faciliter la vie de nos habitants tout autant que
soulager leur portefeuille.

La commune de Chastre établira un dialogue
constant avec les opérateurs publics (SNCB et TEC) pour qu’un niveau
convenable d’offre de transport soit maintenu sur la commune, y compris le
week-end et pendant les périodes de vacances.

  ; Un plan de mobilité sera établi pour
l’institution communale et celle-ci rendra compte devant le conseil communal en
fin d’année de ses résultats et de ses efforts en ce domaine.Des mesures seront prises pour favoriser le
déplacement du personnel à vélo vers son lieu de travail
(comme par exemple la disponibilité de douches dans les bâtiments
communaux).
Les chemins de remembrement, agricoles par nature,
sont plus utilisés par des automobilistes pressés que par nos
cyclistes ; l’état du revêtement (trous, boue,…) de ces
voiries n’est d’ailleurs pas toujours favorable à la pratique du
cyclisme.
Les chemins de remembrement, sentiers, et autres
voiries alternatives à la route seront valorisés – en particulier
par la mise en place d’une signalisation adéquate – comme circuits
alternatifs de déplacement à l’usage des véhicules
lents.Nous veillerons à ce qu’un état des
lieux de la qualité de la voirie dédiée aux cyclistes et
autres utilisateurs faibles soit régulièrement
réalisé ; les réparations et aménagements
nécessaires seront accomplis dans les meilleurs délais. Nous
ferons procéder à l’entretien des voies réservées
aux cyclistes et piétons ; ils ne seront donc plus contraints à
emprunter une voirie normalement destinée aux automobilistes. Dans
certaines zones entre les villages (notamment entre Cortil et St Géry),
des aménagements spécifiques pour cyclistes et piétons
seront aménagés.
L’environnement, le maintien de la
biodiversité, l’articulation de toutes les actions pour (sauvegarder) un
cadre de vie agréable et favorable n’ont jamais été la
priorité de la majorité actuelle. Le budget qui y est
affecté était bien trop faible.
Un budget réaliste et conséquent sera
alloué à l’environnement.Un emploi d’éco-conseiller à mi-temps
sera au budget et opérationnel dès la première
année de la législature afin de permettre à la commune de
piloter son action au travers de tous les domaines qu’elle couvre et avec
l’aide de tous ses services.Comme le conseiller en énergie,
l’éco-conseiller aura d’abord un rôle d’audit très
étendu. Chaque politique communale – de l’enseignement à la
voirie – fera l’objet d’une analyse pour les orienter vers les pratiques les
meilleures.L »éco-conseiller aura pour missions
essentielles :

  • De sensibiliser et de faire participer les
    habitants à la protection et la gestion de l’environnement, en
    s’appuyant sur les associations
  • De réaliser un tableau de bord de
    l’état de l’environnement dans la commune (état et
    évolution de la biodiversité, bilan carbone, empreinte
    écologique)
  • De mener des actions de prévention
    grâce à des citoyens : guides-composteurs,
    guides-énergie, guides-mobilité,…
  • De proposer des actions dirigées vers la
    commune elle-même, qui fera preuve d’exemplarité dans ses
    pratiques (par ex. dans la gestion des déchets, dans les cahiers des
    charges…)
  • D’établir un plan d’action transversal pour
    l’amélioration de l’environnement
  • De faire le suivi de la sanction en cas de
    dégradations, pollutions et incivilités.

L’éco-conseiller sera par ailleurs
concrètement chargé en priorité d’un certain nombre de
projets :

  • L’établissement d’un Agenda 21. (Outil de
    planification établi lors du sommet de la Terre, à Rio de
    Janeiro, en 1992, un « Agenda 21 » est un plan d’action qui décrit les
    secteurs où le développement durable doit s’appliquer. Il tient
    compte de l’équilibre entre l’environnement, l’économique et le
    social)
  • La mise en place d’un système de poubelles
    au poids (comme à Gembloux, principe du pollueur – payeur) et du
    ramassage sélectif des déchets organiques.

CHASTRE : une
société

Chastre, commune aisée ? Beaucoup de besoins ne
sont pas couverts :

  • manque de cohérence et de stratégie durable
    pour diminuer la précarité et améliorer les conditions de
    vies des habitants les plus démunis
  • manque de places d’accueil de la petite enfance
  • pas de lieux de rencontre et d’écoute pour les
    jeunes
  • aucune infrastructure sportive
    décentralisée
  • des logements sociaux énergivores
  • pas de soutien au développement économique
    et à l’emploi, une ALE inefficace

ECOLO s’engage à investir dans le lien social :

  • une stratégie réaliste et innovante
    permettant de réduire la précarité dans la
    durée
  • des formes et des lieux d’accueil plus nombreux pour les
    enfants et les aînés
  • le soutien à un enseignement de qualité et
    des espaces pour les jeunes
  • une police de proximité renforcée
  • de bonnes pratiques alimentaires et de santé
  • l’appui aux initiatives économiques, sportives,
    artistiques, culturelles, touristiques et l’aide à une agriculture de
    proximité et bio
La pauvreté et la précarité, dans
la commune de Chastre, sont des réalités auxquelles nous devons
faire face : visible et reconnue, elle se concentre d’abord dans les
cités sociales. Mais elle se fait aussi plus discrète,
éclatée et cachée : l’isolement, des pensions de
retraite insuffisantes, les aléas des affaires pour les
indépendants, ceux de la vie en général pour n’importe
lequel d’entre nous. A l’occasion d’un divorce ou d’une séparation, de
la perte de leur emploi, certains, des femmes, des hommes perdent pied.Les actions de la majorité sortante ont
été ponctuelles, sans réelle coordination entre la commune
et le CPAS. La précarité n’est prise en compte qu’au cas par cas,
sans stratégie politique sociale, sans vision. Ces solutions sont peu
efficaces, résolvent mal les situations rencontrées et
coûtent cher aux citoyens.
Face à des difficultés qui seront sans
nul doute de plus en plus fréquentes, le rôle du CPAS sera plus
proactif autant vis-à-vis des bénéficiaires que des autres
instances chargées de les supporter (ALE, logements sociaux,…).Le CPAS doit mettre en place un réseau d’alerte
qui permettra autant que possible d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard,
par exemple, avant la saisie d’huissier plutôt qu’après.La commune et le CPAS développeront leur
expertise pour se donner les moyens de rencontrer efficacement les
difficultés rencontrées par certains de ses habitants. Notre
volonté est de résoudre en profondeur et pour longtemps les
problèmes qui génèrent la précarité. Des
aides ponctuelles resteront toutefois nécessaires, mais nous mettrons en
place une politique sociale structurelle. L’argent des contribuables sera ainsi
mieux utilisé.
Le logement, et les charges qui y sont liées,
est bien évidemment le premier problème auquel il aurait fallu
s’attaquer.Les villages en mutation, comme Chastre, sont
confrontés en même temps au vieillissement de leur population (de
plus en plus de vieux y habitent, qui sont de plus en plus isolés parce
qu’ils n’en sont pas originaires) et à son rajeunissement. Les plus
âgés habitent des logements trop grands pour eux alors que les
jeunes ont du mal à se loger… et tout le monde se plaint de ne
pouvoir compter sur personne !400 bébés sont arrivés en 6 ans
dans la commune : soit 70 par an. La majorité sortante se glorifie
d’avoir, par son action, maintenu 10 places d’accueil ! Absence de
planification, mais aussi mépris total pour les difficultés
qu’auront les nouveaux jeunes parents pour trouver une solution. Et quand il
n’y a pas de solution, c’est un piège à l’emploi pour les
mères, obligées de garder leurs bambins.
Les relations traditionnelles de solidarité
ayant peu à peu disparu, nous veillerons à ce que le CPAS stimule
de nouvelles approches : le vieillissement d’une tranche significative de
notre population pourra par exemple justifier la mise en place de nombreux
« logements kangourous » – un immeuble est aménagé pour permettre
qu’y résident deux ménages, un plus âgé, un plus
jeune, chacun rendant à l’autre des services gratuits mais si
précieux – ou encore du système « 1 toit 2 âges ».Pour sa part, la commune contraindra les lotisseurs
à mettre en place des solutions urbanistiques qui favorisent la
solidarité : en construisant un espace pour une crèche ou
une halte-garderie, en concevant des habitations dont l’espace puisse
facilement être divisé lorsque la taille de la famille
diminue,…L’offre de places d’accueil pour les
bébés sera significativement augmentée pour permettre aux
nouveaux arrivés dans la commune de s’y intégrer pleinement. Nous
éviterons ainsi d’en faire une cité dortoir.
L’approche essentiellement réactive de la
commune et du CPAS ont par ailleurs des conséquences financières
non négligeables.Les logements publics de Chastre sont, ce n’est un
secret pour personne, de véritables gouffres à mazout :
isolation déficiente, simple vitrage, etc. Chaque année, c’est
donc au CPAS de financer ce gaspillage. 150.000 litres de mazout sont ainsi
payés par le CPAS par année ! (donc par les contribuables)
La commune et le CPAS s’engageront avec la
société de logements sociaux « Notre Maison » dans un plan
d’amélioration de l’efficacité énergétique des
logements sociaux. Si nécessaire, la commune et le CPAS joueront le
rôle de tiers investisseur pour la société de logement
plutôt que, année après année, de distribuer des
chèques mazout qui ne sont qu’une solution temporaire.Le conseiller en énergie de la commune pourra
dans son audit initial prendre la mesure du problème et suite aux
différentes mesures qui seront prises, calculer les
bénéfices tant pour la commune et le CPAS que pour les locataires
ou la société de logement.La formation de « guides énergie » permettra
quant à elle d’améliorer les comportements individuels : ces
conseillers en énergie aideront le citoyen à profiter au maximum
des possibilités existantes ainsi qu’à mettre en place les
stratégies les plus économiques pour ses achats (abonnement,
achat groupé,…).D’autres mesures seront prises, pour réduire la
charge de certains bénéficiaires sur le CPAS (et par
conséquent sur la commune) : par exemple le financement d’une
assurance complémentaire par le CPAS plutôt que le remboursement
de frais que les bénéficiaires n’arrivent pas à
payer).

La commune et le CPAS développeront une
véritable politique sociale ensemble. Comme ils le permettent, les
outils du « plan stratégique transversal » seront utilisés à
plein dans ce domaine.

A juste titre, la jeunesse de Chastre, et plus encore
celle des autres villages de l’entité, se plaint du peu
d’intérêt que lui portent les autorités communales. La
lecture des budgets (et de la dette qui en résulte) montre bien quelle
est la politique de la majorité : tout pour le foot !La confusion est telle entre l’ASE Chastre et la
commune qu’il est à se demander si le club est bien dirigé par le
bourgmestre ou bien si ce ne serait pas la commune qui serait
gérée par le président du club de foot !
La monopolisation des budgets au sport et à la
jeunesse par les clubs de foot appartiendra au passé. Les
intérêts de celui-ci seront clairement distingués de ceux
de la commune, et toute activité communale à son profit sera
désormais comptabilisée à sa charge. Nous soutiendrons ce
sport populaire et ses nombreux adhérents, comme il se doit, en veillant
à ce que le club soit aussi autonome que possible.D’autres équipements sportifs
bénéficieront du soutien de la commune.Les structures indépendantes existantes
continueront à mener leur action sans ingérence des
autorités communales mais avec tout le soutien qu’elles
méritent.Les jeunes disposeront de structures de
qualité, comme des mini complexes de sports loisirs
intégrés (des Agoraspaces), sans avoir à se
déplacer vers d’autres communes.
Ne disposant pas de lieux pour se réunir, les
jeunes se retrouvent donc dans la rue où leurs petites – et grandes –
incivilités deviennent pour certains la preuve de leur
délinquance.Dans nos villages, les seuls lieux couverts de
rencontre pour les jeunes sont bien souvent les abribus… dont on
conviendra qu’ils ne sont pas tout à fait adaptés à cette
fonction de « maison des jeunes et de la culture ».Lorsque des jeunes se réunissent autour d’un
banc, la commune fait enlever le banc ! Les aînés n’ont
dès lors plus d’occasion de se reposer lors de leurs promenades.
Les jeunes disposeront dans chaque village de lieux
pour leurs activités… et les lieux disponibles seront ouverts aux
jeunes pour répondre à leurs besoins divers. Nous pourrons alors
veiller à résoudre les problèmes d’incivilités dans
les lieux publics.Une maison des jeunes, ou à défaut une
animation professionnelle, permettra d’animer ces lieux et ces groupes. La
commune sera à l’écoute de sa jeunesse (et pas seulement en
période électorale) et la médiation sera utilisée
pour concilier les intérêts, parfois divergents, des
différentes générations qui habitent la commune. Le
contrat de « bonne conduite » sera imposé : lorsqu’il aura
été établi, nous ferons en sorte qu’il soit
respecté..L’accessibilité de ces lieux sera
établie en fonction du rythme des jeunes : en particulier le soir et
pendant les vacances scolaires.La petite délinquance trouvera sa solution dans
la présence effective sur le terrain d’une police de proximité.
Nous insisterons pour qu’elle soit prête au dialogue et à la
médiation ; en même temps, nous exigerons que tous les actes
délictueux, qu’il s’agisse de petite ou de plus grande
délinquance, soient poursuivis.
Comme bien d’autres matières, la culture est le
parent pauvre de la politique communale. S’il n’y avait les initiatives
privées ou le bénévolat, et si l’on ne comptait que sur
que sur la commune, Chastre pourrait être un désert culturel.Comme dans tous les autres domaines, la distribution
des subsides s’est faite de manière opaque et sans aucun critère.
La culture sera une priorité de la commune.

La mise en place d’un centre culturel intercommunal,
avec les communes voisines, pourrait par exemple permettre d’augmenter l’offre
à l’attention de nos concitoyens.

La culture ne sera plus intermittente et s’exprimera
dans des lieux multiples et variés. Elle sera présente
régulièrement et dans chaque village. La politique communale le
garantira.

Les subsides aux associations s’attribueront
désormais sur base de critères clairs. Un rapport clair et
complet, sans sophistications inutiles, sera la condition de l’attribution d’un
nouveau subside.

Les initiatives culturelles seront promues par la
commune, pour tous et par tous, notamment les initiatives qui
émaneraient d’autres cultures.

La politique de la commune en faveur de l’emploi, en
particulier au travers de l’ALE, a été totalement inefficace. Le
chômage, et l’exclusion qu’il génère, n’a pas
été non plus une priorité de la majorité.Aucune attention n’a été accordée
à la situation et au vécu des femmes seules ayant des charges
familiales, qui sont on le sait parmi les plus précarisées.
L’Agence Locale pour l’Emploi (ALE) sera
redynamisée ; elle coordonnera étroitement son action avec celle
du CPAS, tant sur les cas individuels que sur les problématiques
globales.Chastre aura une maison de l’emploi, ou accueillera
sur son territoire l’activité d’une maison de l’emploi
intercommunale.Des stratégies d’égalité
femmes-hommes seront intégrées dans toutes les politiques
communales, cette compétence étant attribuée dans un
échevinat.
L’enseignement communal ainsi que la présence
d’autres institutions d’enseignement sur le territoire de Chastre font de cette
matière un enjeu essentiel mais négligé pour changer notre
commune.Alors que la population augmente, celle des
écoles de la commune ne suit pas la même tendance. Signe de
malaise. Signe aussi de la déficience de l’approche globale : un
enfant qui n’aura pas été à la crèche dans la
commune, n’y reviendra probablement pas pour aller à l’école
primaire… et quand les horaires des parents posent problème, ceux
des garderies sont évidemment le critère principal du choix d’une
école.
La commune est pouvoir organisateur d’un certain
nombre d’établissements : elle y renforcera son rôle, en
collaboration avec leur direction, les enseignants et les parents, pour en
définir le projet. La commune soutiendra les enseignants
débutants et facilitera les aménagements de fin de
carrière des professeurs, de manière à éviter le
départ de jeunes enseignants ou la mise à la pension
prématurée.L’école favorisera le sport (tous les sports)
de même que les langues et les outils informatiques. Et comme lieu
d’éducation (et pas seulement d’enseignement) elle devra activement et
de manière continue promouvoir des valeurs de civisme, de
solidarité (en Belgique mais aussi avec les pays du Sud) et de lutte
contre les stéréotypes.Aller à l’école dans la commune pourra
se faire par des moyens doux : à pied ou à vélo, des
itinéraires sécurisés seront aménagés et
appris aux enfants. L’autonomie qui en résultera profitera autant aux
enfants qu’aux parents et aux enseignants.L’école enfin pourra prendre des rôles
qui n’étaient pas traditionnellement les siens : ses immenses
toitures pourront être couvertes de panneaux solaires, l’éducation
à la nature peut aussi passer par la gestion d’un carré
potager… et ses produits finir dans les assiettes à la cantine ou
repartir avec les enfants dans leur famille.

Nous créerons des jumelages avec des
entités néerlandophones, germanophones et, anglophones de
façon à encourager notre jeunesse et les citoyens à
apprendre activement ces langues.

Peu visible, difficilement mesurable, la violence n’en
est pas moins présente à Chastre. Même si elle a
régulièrement été niée par la
majorité en place.
La violence des relations entre jeunes et riverains de
certains lieux demande l’intervention d’un médiateur, en collaboration
avec la police.Une unité de prévention contre les
violences conjugales sera mise en place par la commune.L’accueil de toutes les victimes de violences sera
amélioré en coordination avec la zone de police.
Une jeunesse à éduquer, des personnes
âgées auxquelles il faut donner une qualité de vie maximale
: voilà des défis à relever ! Permettre à tous
de mener une vie plus saine ou d’être mieux soignés lorsqu’ils
sont malades est essentiel. La santé est un véritable enjeu pour
chacune et chacun d’entre nous.Et pour ceux qui croyaient, en quittant la ville,
vivre sainement à la campagne, ils déchanteront sans doute,
notamment s’ils habitent en bordure des zones agricoles où l’usage des
pesticides est la règle. A chaque milieu ses poisons et ses maladies.
Mieux vivre à Chastre, c’est aussi vivre en
meilleure santé.La commune se dotera d’un échevinat de la
santé qui abordera les différentes facettes de notre vie sur ce
territoire de manière cohérente. Coordination et
prévention seront la règle.Comme pour les autres matières, la
transversalité est indispensable : l’échevin de la
santé aura tout autant à s’inquiéter de la toxicité
des produits d’entretien utilisés dans les locaux de la commune que du
menu de nos bambins dans les écoles ou de l’utilisation d’herbicides ou
de pesticides.
La vitesse est le premier facteur
d’insécurité à Chastre ! Mais c’est l’acte le plus
commun d’incivilité chez chacun d’entre nous. Sciemment, la
majorité sortante a évité de faire respecter fermement le
code de la route.L’impunité effective en matière de
vitesse est à la mesure de l’absence totale de la police de
proximité sur le terrain. Elle est une incitation à plus et
à d’autres incivilités et délits.L’apparition de radars préventifs juste avant
les élections dans nos rues ne peuvent pas servir de politique ! Il
est courant d’avoir vécu 20 ans à Chastre et de ne jamais y avoir
rencontré de radar répressif.Les nombreux cambriolages ainsi que les agressions
vont croissant.
Les excès de vitesse seront
réprimés : souvent, partout, à toute heure du jour et
de la nuit.Les habitants des villages seront consultés et
le délai entre la constatation d’un problème et la mise en place
de solution sera réduit au minimum.La commune jouera un rôle moteur dans la
promotion de comportements respectueux de tous : la conduite en
état d’ivresse (ou sous influence de drogues), les excès de
vitesse, toute forme de conduite dangereuse seront sanctionnés et
poursuivis. . L’apprentissage des principes de la conduite défensive –
et de la conduite écologique/économique -, et le respect des
règles du code seront promus.
Comme dans tous les autres domaines, la commune de
Chastre aurait dû avoir un projet de société.
Chastre pourra utilement s’inspirer des « communes en
transition » en : renforçant d’abord le lien social (mettre en place
des rencontres et stimuler les formes de collaboration plutôt que la
compétition), valorisant l’égalité et
l’équité (par le développement de nouvelles
solidarités ainsi que l’émancipation), en organisant et
supportant la participation des citoyens et enfin en mettant l’économie
au service du bien-être général.Au lieu d’être l’assemblage d’une série
de villages et hameaux, Chastre remettra en place une véritable
dynamique qui fasse bon d’y vivre et qui rende fier d’y habiter. Fêtes et
compétitions inter-quartiers, sport de rue, Chastre redeviendra un lieu
de vie plutôt que de se transformer année après
année en une cité dortoir.
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